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Au
fil des siècles, les modifications des rivages du Bassin d'Arcachon,
influèrent sur les moyens de navigation.
"Le
CAVOYR D'ARQUASSON" (chevalier d'Arcachon), armé en1243 par le
testerin "Maître FRANCON" est le premier navire connu. Des
bateaux de pêche sillonnaient les eaux et le commerce de poissons était
important. Nous attendrons le XVIe siècle pour assister à
l'explosion de la vie maritime en ces lieux : le Captal de Buch
s'associa à Bordeaux, avec un batelier pour l'exploitation d'une
Gabare, utilisée au cours des transports fluviaux mais également
pour les liaisons avec La Rochelle, ou Arcachon.
La
" Pinasse ", bateau traditionnel du Bassin, existe déjà,
mais elle possède une voile. Elle sert essentiellement à la pêche
et au petit commerce. La navigation alla en s'amplifiant et fut révolutionnée
en1836 par l'apparition des premiers bateaux à vapeur, sous
l'impulsion du Capitaine Allègre d'Arès. A cette époque furent lancés
les premiers bains de mer, et nous retrouvons trace
des " Bateliers mais surtout Batelières assez robustes
pour porter sur leur dos ou leurs épaules, lors de l'embarquement ou
du débarquement, ces Dames et Messieurs douillets et chaussés
". La naissance des liaisons maritimes régulières entre la cité
d'Arcachon et Cap-Ferret date de 1864. Elles sont assurées par "
Le Bordelais ", navire duquel les passagers descendent dans de
petites embarcations afin de rallier Arcachon qui ne possède pas
encore de débarcadère. Le plus représentatif de ces bateaux fût
incontestablement " Courrier du Cap " véritable cordon
ombilical du Cap-Ferret. Ce vapeur, pouvant transporter jusqu'à 150
passagers, était un acteur irremplaçable de la vie quotidienne :
outre le transport des personnes, des sacs postaux, et des
marchandises, sa sirène célèbre dans tout le bassin, alertait d'un signal convenu, contrebandiers de la présence de douaniers,
braconniers de celle des gendarmes de La Teste montés a bord, sans
oublier de prévenir M. l’instituteur de l’arrivée inopinée
d’un inspecteur d’Académie.
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Indispensable
aux élèves qui purent ainsi continuer leurs études à
Arcachon, le "point du Jour", le "Camponac"…
transportaient l'orchestre du bal du samedi soir. La gaieté
était de mise !
Au
début du siècle, existaient deux syndicats rivaux :
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Le SBA (syndicat des bateliers arcachonnais) devenu ABA
(amicale des bateliers arcachonnais).
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Les bateliers indépendants. |
Nous
devons attendre 1947, pour assister à l'Union des bateliers
Arcachonnais, connue sous le sigle UBA. D’abord syndicat visant à
harmoniser une activité de promenade sur les eaux du bassin, ce
groupement est actuellement assimilable à un vrai service public.
Les
Bateliers constituent aujourd’hui une corporation d’artisans
professionnels de la mer issus de la pêche et de l’ostréiculture.
Leur parfaite connaissance du site représente une garantie pour votre
sécurité. Les Bateliers sont partenaires de la Route de l’Huître
et du patrimoine maritime du Bassin d’Arcachon.
Tout
en assurant la modernisation et le renouvellement de leur flotte (4
nouveaux bateaux ces quatre dernières années dont le dernier lancé en
avril 2006). les bateliers défendent plus que jamais la Tradition.
En
effet, grâce à un effort permanent de rénovation et d'entretien,
ils maintiennent en service les dernières Pinasses témoins d'une époque
où le transport des passagers était assuré uniquement par ce type
de bateau.
La
flotte se compose de 39 vedettes et pinasses traditionnelles. Cette
flottille (une des plus importantes de France) comprend une capacité
générale de 1780 places.
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