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Le
bassin est partiellement isolé de l'océan par un cordon dunaire
comprenant notamment le
Cap Ferret,
la
dune du Pilat
et le
banc d'Arguin
(classé réserve naturelle).
L'ouverture sur l'océan
Atlantique se fait par un accès
unique, les « passes »,
un ensemble de chenaux d'environ trois kilomètres de large
permettant la circulation de l'eau entre le bassin et l'océan.
Des bancs de sable mobiles chariés par les courants marins en
modifient sans cesse le tracé. La force des courants de flux et
de reflux rendent délicats les franchissements de ces passes,
surtout aux marées de grands coefficients.
Ces passes, donc, et les
bancs de sable
évoluent au cours du temps particulièrement lors de fortes
tempêtes mais aussi plus simplement et inexorablement sous
l'effet des marées
(environ 370 millions de mètres cubes d'eau sont échangés entre
le bassin et l'océan chaque jour, à une vitesse moyenne
d'environ 2 m/s, emportant le sable se trouvant sur les bords
des passes) et du courant marin
(longeant le littoral du nord vers le sud, il charrie environ
600 000 mètres cubes de sable par an). Ces facteurs rendent les
passes particulièrement dangereuses pour la navigation ;
des accidents mortels de marins expérimentés sont régulièrement
constatés. La localisation et la structure des passes suivent
une évolution cyclique dont la période est d'environ 80 ans :
les passes sont en fait deux chenaux grosso modo parallèles (la
Passe sud et la Passe nord) dont le tracé se déplace en
direction du sud-est (du
Cap-Ferret vers
la dune du Pilat).
Quand la passe la plus au sud atteint la plage au pied de la
dune, elle se rétrécit puis « disparait » alors qu'une nouvelle
passe se forme vers le nord, du côté du Cap, transformant ainsi
l'ancienne « Passe nord » en une nouvelle « Passe sud ». Le
balisage (bouées de navigation) est sans cesse corrigé et les
cartes marines nécessitent une mise à jour permanente.
Au centre du bassin se
trouve « l'île
aux oiseaux » et ses
cabanes tchanquées.
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